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Suite généralités par Pierre-Yves Campagnac Senseï

LES POSTURES

 

La forme de corps (TAI JUTSU) de l’école TAIKIKAN et les postures-type qu’elle adopte se caractérisent par un travail de fluidité et de mobilité, émaillé de temps d’enracinement nécessaires à l’expression du KIME (temps offensif ou temps d’union). Ainsi le centre de gravité doit-il toujours rester relativement bas, les hanches mobiles et les genoux déverrouillés. Cela permet de se déplacer vivement tout en assurant sa verticalité, cette dernière étant le symbole du travail effectué par le Budoka pour échapper à l’animalité (verticale) et atteindre un niveau d’épanouissement intellectuel, voire spirituel, propice à l’établissement de la Paix, ou de l’harmonie avec son environnement. De plus la verticalité exprime la vigilance, la volonté d’assurer sa sécurité par l’attention et l’observation.

La station debout peut être parfois sacrifiée, selon les aléas du combat, en utilisant la technique du SUTEMI ou en enchaînant au sol (NE WAZA), mais ce toujours au détriment de la mobilité et de la vision périphérique, notamment dans le cas d’un affrontement avec plusieurs adversaires.

Les principales postures recensées en TAIKIBUDO correspondent à des transferts de poids du corps effectués à des moments précis, pour des raisons qu’elles suggèrent, mettant en jeu l’inertie et caractérisant le style traditionnel de notre école sont dans l’ordre:

-          HACHIJI DACHI (attention, naturel, volonté) position naturelle

-          FUDO DACHI (mobilité, vigilance, stabilité) gamae

-          ZENKUTSU DACHI (attaquer, pousser, expirer) fente avant

-          KOKUTSU DACHI (défendre, absorber-tirer, inspirer) fente arrière

-          NEKO DACHI (absorption, esquive, infiltration, défense dynamique, style) position du chat

-          CHIKO DACHI (enracinement, défense, blocage, puissance), position du cavalier

-          HAPPOKEN DACHI (attaque et esquive unifiées)

On les retrouvera toutes plusieurs fois dans la progression technique du TAIKIBUDO, dans les katas en particulier.

 

LES DEPLACEMENTS

 

« En Budo tout commence par un pas » dit le proverbe, aussi est-il tout naturel de commencer par apprendre à marcher, en insistant sur le déroulé du pied : le temps talonnier de la marche correspondra souvent à une phase d’appui et le temps de pointe à un pivot (voir Happoken dachi).

La marche normale, naturelle, pas croisés de face est AYUMI ASHI, et convient à toutes les surfaces, planes ou accidentées.

Le pas glissé est TSUGI ASHI, la marche glissée où un pas rattrape l’autre est OKURI ASHI, permettant tous deux d’augmenter l’enracinement au sol, l’abaissement de son centre de gravité et la vitesse d’impulsion des membres inférieurs, alliant ainsi stabilité et motricité. C’est le type de déplacement utilisé lors du travail au sabre et qui convient particulièrement aux surfaces planes (Dojo). Pour se déplacer alors vers la droite on décalera d’abord le pied droit, et pour se déplacer vers la gauche, le pied gauche.

Le pas sauté est TOBI ASHI, qui permet de casser la distance et de prendre son élan pour augmenter son inertie à la réception du corps.

Le pas croisé latéral, dit KOSA ASHI (pas de crabe), assez rare, n’est pas pour autant qu’une figure de style retrouvée dans les katas (tonfa, naginata, yori), car utilisé à distance de sécurité il permet d’user efficacement de certains pivots de hanches et d’utiliser des possibilités supplémentaires de déplacement ou de ripostes (prise d’élan, yoko geri, ashi kake ).

Le facteur commun à toutes ces façons de se déplacer est l’utilisation de la technique dite IAI GOSHI, qui consiste à abaisser son centre de gravité (HARA) par une légère flexion des genoux tout en l’associant à une ouverture du bassin (anté-pulsion), et permet d’optimiser la puissance du déplacement de l’utilisateur, en ancrant ses appuis, et en lui assurant une bonne verticalité, gage d’ attention et de bonne réactivité. L’exercice qui consiste à se déplacer en marchant avec la sensation de passer par le centre et de « tirer » un poids est destiné à la cultiver.

 

LES ESQUIVES (complément des déplacements)

 

Il s’agit de déplacements dynamiques visant à éviter une attaque, effectués en interaction de distance, de temps et de perception avec un ou plusieurs opposants, et ce dans les huit directions. On les nomme génériquement TAI SABAKI et l’on en distingue 3 niveaux différents :

-          ASHI : esquive totale par mouvement des jambes, effaçant le grand axe tête-tronc, linéaires ( IRIMI, HIKI, HIRAKI soit AV, AR, LAT) ou girouettantes ( effacement sur pivot total ou partiel après un pas de désaxement, NAGASHI, IRIMI SENKAI)

-          JYO ou KOSHI : esquive partielle du tronc par effacement/rotation, associée à une flexion des jambes.

-          UKE : technique de parade/déviation/couverture correspondant à l’adaptation ultime de la garde face à une attaque donnée. La forme privilégiée par l’école TAIKIKAN est le HARAI UKE, ou forme souple de déviation fouettée, selon 4 directions UCHI, SOTO, AGE, OTOSHI (interne, externe, montante, descendante).